Chères défenseuses et chers défenseurs des Bois de Ballens et Environs, vous qui vous battez contre l’innommable, vous allez vous rendre compte, dans cet article, si vous ne le saviez pas déjà, que les Hocim, Orllati, et leurs soutiens cantonaux ne sont pas les seuls à vouloir détruire, en 2026, des endroits magnifiques.
Qu’ils ne sont pas les seuls à se foutre des canicules que nous venons de vivre, et du climat qui se réchauffe, faisant passer leur sacro-sainte économie avant la survie du vivant.
En France, juste de l’autre côté du Léman (pour nous), un projet dévastateur d’autoroute qui vise à faire gagner, selon les initiants, 20 minutes de trajet, selon les spécialistes mandatés par les opposants, moins de 7 minutes, va:
- détruire 76 ha de forêt
- détruire 69 ha de prairies
- assécher 34 zones humides
- mutiler 40 cours d’eau
- raser 70 ha de surfaces agricoles
- impacter 33 exploitations agricoles

Voici un extrait de Fakir du 28 août 2026, que vous pouvez lire dans son entier ici à propos de ce scandale écologique.
« L’autorisation du préfet signifie permis de détruire, permis de tuer. Tuer la forêt, tuer les animaux, tuer la faune, tuer la flore. Voilà où on en est, alors que la planète est à bout de souffle. » La réaction d’Anne, agricultrice en Haute-Savoie, donne le ton de la colère. Ce vendredi 28 août 2026, le nouveau préfet de Haute-Savoie, Jérôme Bonet, vient en effet de signer l’autorisation environnementale pour le projet d’autoroute A412. Comme si cet été n’avait jamais existé. Oubliez les canicules et incendies à répétitions, le monde d’avant reprend comme si de rien était.
Sur France-info Auvergne on peut également lire:
« C’est clairement un passage en force pour lancer les travaux, faire le maximum de dégâts possibles en attendant que la justice se prononce. On est sur un scénario proche de celui de l’A69 » entre Toulouse et Castres, estime la présidente de France nature environnement en Haute-Savoie (FNE 74), Anne Lassman-Trappier. « L’État et le concessionnaire se comportent comme des voyous parce qu’ils lancent les travaux sans respecter les délais de recours qui sont de deux mois. »
« Un scénario proche de l’A69″
Depuis lundi, les opposants à l’A412 tentent par tous les moyens de retarder les travaux préparatoires, d’occuper ces bois placés sous haute surveillance, certains essayant de barrer le passage aux engins de chantier. Les associations dénoncent l’artificialisation de « 180 hectares d’espaces naturels et agricoles, dont 55 ha de zones humides et 70 ha de prairies d’AOP Reblochon. »
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« Si on commence à couper ces arbres, il y a une zone humide juste derrière, donc l’écosystème va péricliter. Ce n’est pas juste trois arbres, c’est tout un système », défend Frédéric Greffet, membre du même collectif d’opposants, qui prône « la désobéissance civile non violente ». Au total, 76 hectares doivent être déboisés. Six fermes sont directement menacées.
Le pire, c’est que les bétonneurs déboisent à divers endroits, avant que les recours n’aient été traités par la justice.
La France est-elle une démocratie?
À lire et à voir ce qui se passe, on pourrait en douter.
L’ASBBE soutient pleinement les opposant·e·s à cette autoroute, et nous les remercions du fond du cœur pour leur combat pour le vivant.
Sur Instagram, vous pouvez suivre l’activité des opposants à cette autoroute ici.